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Traditions, chants et
fêtes
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Nos cantiques
Les cérémonies
de la confrérie de Saint-Aurélien en l'honneur de son saint patron sont
traditionnellement marquées par deux hymnes :
* "Oui, toujours" est le
cantique des bouchers de Limoges. Composé en 1887,
il conserve quelques traces des tensions sociales de cette époque (les
processions sont interdites à Limoges en 1880). Voici le
texte avec la partition et un court enregistrement.
* "Tes fils vaillants" est
le cantique du millénaire. Il a en effet été interprêté pour la
première fois le dimanche 26 octobre 1930, pendant la messe célébrant le millénaire
de la fondation légendaire de la corporation. Il est l'oeuvre du chanoine
limougeaud Charles Chalmette. Voici le texte
complet, la partition et un court enregistrement.
(Les deux enregistrements et les
documents sont de notre confrère M. Pierre Lamige)
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La réception officielle des
personnalités en visite à Limoges
La confrérie
Saint-Aurélien, continuatrice de la corporation de messieurs les bouchers de
Limoges, jouit d'un privilège rare, voire unique. C'est elle,
en la personne d'une délégation menée par le premier
syndic, accueille officiellement les personnalités,
princes ou chefs d'Etat, en visite officielle à Limoges ; c'est
donc elle qui remet les clés de la ville au visiteur de marque. Et ainsi les
bouchers ont-ils le pas, pendant quelques minutes, sur le préfet de la
Haute-Vienne, le maire de Limoges et les autres autorités
constituées.
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Les
personnalités ainsi reçues au titre de ce privilège sont :
> Henri IV, selon
une tradition constante dans la confrérie, mais dont il n'existe aucune preuve
historique.
> Le duc et la duchesse
d'Angoulême, en 1815.
> La duchesse de
Berry, en 1828.
> Le duc et la duchesse de
Nemours, en 1845.
> Le prince Jérôme
Napoléon, le 11 juillet 1858.
> Le maréchal Philippe
Pétain, chef de l'Etat français, le 21 juin 1941.
> Le général Charles de
Gaulle, président de la République, en 1962.
> Le président de la
République François Mitterand, le 4 mai
1982.
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L'origine de ce privilège est inconnue, même si une tradition
dans la Boucherie limougeaude fait remonter ce droit à Henri IV. D'autres
versions le font remonter, sans plus de preuve, à saint Louis ou à Philippe III
le Hardi. Mais on peut remarquer que cette préséance a été surtout exercée après
la Révolution, sans qu'il soit possible d'en tirer des conclusions.
Dans
quelques très rares cas, ce privilège n'a pas été exercé : ce fut le
cas lors de la visite du président de la République Sadi Carnot, pourtant
originaire de Limoges.
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